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21 Jul

22 Juillet 1969: Claude François

Publié par Histoire de la Chanson, TV, Radio, Théâtre & Ciné  - Catégories :  #1969, #CLOCLO

Du mardi 22 juillet au mercredi 30 juillet 1969

Pour la deuxième fois, Claude François est accompagné de ses Clodettes

Chemise rouge satin et costume blanc

Italie

Lydia Baronian
 

Considérée par ses pairs comme l'un des piliers de la troupe, Lydia a commencé sa vie de Clodette comme simple danseuse avant de devenir Capitaine de l'équipe.
Danseuse classique de formation, c'est un pur hasard qui met Claude sur sa route à la fin de l'année 1967. Lydia Baronian est restée sept ans aux côtés de Cloclo. La blonde danseuse au regard chaleureux et à la voix douce a longtemps été « capitaine » des Clodettes. Et chorégraphe surtout lorsque C.F. se rend compte très vite qu'il peut se passer des services de la chorégraphe d'outre-manche.
Blessée à la suite d’un accident de travail (en Allemagne dans les ballets de William Millié), Lydia est engagée en 1967 par Claude François comme danseuse et devient sa chorégraphe ainsi que "capitaine" des Clodettes à la suite de Maddly Bamy.

Lydia Baronian se souvient:
«Dans les années 1966 et 1967 et début 68, la chorégraphe s'appelait Cassandra; une super danseuse qui habitait à Londres; nous allions Pat et moi apprendre les chorés là-bas; ensuite Claude s'est rendu compte que je pouvais les faire et nous avons commencé à travailler ensemble en visionnant des émissions de la Motown. Je ne sais pas qui faisait les chorés avec Claude lorsque je suis partie... ».

Elle épouse René Urtreger, chef d’orchestre de C.F et pianiste de jazz réputé. Claude François est leur témoin de mariage.
Cette expérience forte aux côtés du chanteur durera 7 ans et lui permettra d’acquérir la maîtrise du spectacle. Elle ouvre, parallèlement à son métier de danseuse, sa première Ecole de Danse à Ville d’Avray d’où sortira Nadine Ligeron (Prisca).
Engagée comme soliste dans la compagnie de jazz d’Amadéo, elle quitte Claude François en Mai/Juin 1974.
Mais en 1976, Claude François fait de nouveau appel à elle afin de faire répéter les clodettes ; à cette époque où ses danseuses étaient très déshabillées, il dit lui-même avoir privilégié la beauté : « les plus belles mais pas les meilleures », d’où son appel au secours...cette intervention ne durera pas.
 
"L‘aventure a commencé au Twenty One, une boîte de nuit des Champs-Elysées. Claude François était présent et il m’a fait appeler par Ticky Holgado, son secrétaire particulier, pour me demander si je voulais rejoindre les Clodettes. J’avais 21 ans et je venais de mettre fin à ma carrière de danseuse au Chatelet en raison d’une fracture au pied qui avait été mal soignée. Les pointes m’étaient interdites. Je n’ai pas hésité et suis restée sept ans à ses côtés où j’ai appris un tout autre métier.
 
Dans un article du « Monde » (daté du 26 juin 2013), elle racontait :

«J’ai longtemps été la capitaine de la troupe. Je pouvais être réveillée en pleine nuit car Claude avait une idée de chorégraphie. On filait alors au studio Davout et il fallait être à sa disposition. A l’époque on regardait beaucoup les clips de Tamla Motown qu’on a largement copiés. Claude savait combien nous contribuions à son succès. Lors d’une tournée en Italie, il nous a fait sortir dans la rue en bottines blanches et jupe courte. C’était très osé, même si on faisait plus petites filles que bombes sexuelles. Je crois que je ne me rendais pas compte du regard qu’on portait sur nous. J’ai quitté la troupe à partir du moment où Claude a voulu nous faire porter des strings."
Claude François lui a semblé davantage orienté vers le show-business. C'était en Mai 1974, les Clodettes étaient alors passées à six au lieu de 4 avec la promotion de l'album Chanson populaire en Novembre 1973. Les chorégraphies à six seront continuées pour La musique américaine (1974), Une chanson française (1975), Joue quelque chose de simple (1975), Soudain il ne reste qu'une chanson (1975)Laisse une chance à notre amour (1976) et enfin sur Toi et le soleil (1977) et Je vais à Rio (1977) avant que la formation ne revienne à 4 à la fin 1977.

Elle plaque tout, quitte Paris et s’installe à Auch.
A Auch, elle n’a dévoilé que très rarement sa folle vie faite de tournées et d’entraînements acharnés. Pour elle, « c’est de l’histoire ancienne ». En revanche, de cette expérience au plus près du chanteur, elle a conservé l’exigence qui le caractérisait.
En 2011, elle a transmis son école de danse à Gaëlle Curto, une jeune danseuse de son atelier de la rue Raspail.
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