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06 Jul

07 juillet 1960

Publié par Histoire de la Chanson, TV, Radio, Théâtre & Ciné  - Catégories :  #1960

Le général de Gaulle est acclamé
lorsqu'il pari paix en Algérie

Le général de Gaulle a quitté jeudi matin, peu après 7 heures, la préfecture de Saint-Là, où il avait passé la nuit pour visiter les trois cités du sud-ouest de la Manche, Coutances, Granville et Avranches. Le cortège présidentiel devait ensuite gagner par tram spécial Laigle après un arrêt à Argentan, et, reprenant la route, achever à Alençon cette seconde journée d'un voyage qui se poursuivra vendredi par la visite de l'Orne et du Calvados.Comme la veille, une foule nombreuse s'était rassemblée, en dépit de l'heure matinale, sur le passage du cortège présidentiel, et à chaque arrêt le chef de l'État a été vivement acclamé et comme " plébiscité ", surtout lorsqu'il a parlé de la paix en Algérie.

Dès le premier discours prononcé mercredi après-midi à Cherbourg le général de Gaulle a évoqué le problème algérien. Un peu plus tard, à Valognes, puis à Saint-Lô, et jeudi matin à Coutances, Granville, Avranches, le président de la République y est revenu, en quelques mots ou en quelques phrases, sans s'écarter sensiblement des formules qui resteront sans doute les siennes jusqu'à dimanche soir.

Dans ces divers discours se retrouvent plusieurs des propos déjà tenus le 14 juin et quelques réaffirmations des principes de sa politique algérienne. L'autodétermination, le libre choix de leur avenir " par les Algériens eux-mêmes ", vont ainsi de pair avec le maintien d'une " Algérie liée à la France par la nature des choses ", La confiance domine, comme à l'accoutumée : " La France est en route pour la paix en Algérie. " La répétition de formules qui avaient suscité de nombreux et vifs commentaires parmi les partisans de l'" Algérie française ", comme cette évocation faite déjà le 11 juin d'" un drame qui dure depuis six ans et d'un problème qui dure depuis cent trente ans ", témoigne de la volonté de conciliation.

Le seul élément vraiment inédit est le jugement porté sur les pourparlers avec le F.L.N. Celui-ci se voit imputer l'entière responsabilité du retard actuel. Ses dirigeants " ont tort ". " Il ne tient qu'à eux " d'aller vers paix ". Mais on relèvera aussi la phrase prononcée à Granville, où il est dit que les Algériens régleront eux-mêmes " les problèmes de leurs structures, de leur gouvernement et de leurs rapports avec la France ", ces rapports étant, semble-t-il, présentés comme faisant partit de l'option offerte (" Je ne doute pas qu'ils seront très étroits. ").

Quelque pressant ou insistant qu'il soit, le ton des discours ne laisse donc apparaître aucune " ouverture " nouvelle, comme si, avec le gouvernement, le général de Gaulle estimait que, les positions ayant été nettement définies à Melun, il était inutile de répéter ce qui y avait été dit et encore moins de sembler répondre au communiqué du " G.P.R.A. " ou à l'allocution de M. Ferhat Abbas.

 

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