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01 Mar

1er mars 1978 : Ouverture du théâtre Le Palace à Paris.

Publié par Yann Sinclair  - Catégories :  #1978

Show Grace Jones



Grace Jones était mannequin chez Elite, et chanteuse. Pour l'ouverture du Palace, elle a chanté "La vie en Rose"

 

Muse d'Andy Warhol et surtout de Jean-Paul Goude avec qui elle crée véritablement son personnage, elle est une des grandes figures des années 1980 régulièrement programmée par Guy Cuevas au Sept, la discothèque de Fabrice Emaer.

 

Le 5 mars 1978, à l'invitation de Fabrice Emaer, elle assure le show d'inauguration du Palace avec sa reprise de La Vie en rose13

 

Dans le premier numéro de Palace Magazine, dont, habillée par Jean-Paul Goude, elle fait la couverture, Grace Jones se souvient de la soirée : « C'était plein à craquer. Ils m'ont arraché mes costumes. Yves Saint Laurent et Loulou de la Falaise m'ont prêté de quoi me couvrir pour sortir de scène14»


Elle est connue pour être l'égérie du couturier Azzedine Alaïa.

 

Sa grande taille d'un mètre soixante-dix-neuf et son physique androgyne lui offrent un succès international.


http://media.paperblog.fr/i/88/887109/guy-cuevas-palace-soir-L-1.jpeg


 Ouverture du théâtre Le Palace à Paris

salle de spectacle parisienne située 8, rue du Faubourg-Montmartre dans le 9earrondissement et qui fut de 1978 à 1983 un club parisien très en vogue dans la culture underground.

 
C'est la vague disco et le succès des grandes boîtes comme le Studio 54 à New York ou la Main Bleue à Montreuil.

 

Fabrice cherche alors un endroit plus grand.

 

C'est Michel Guy, ministre de la culture du 1er gouvernement de Giscard et qui lança le festival d'automne qui lui donna l'idée d'acheter le Palace, théâtre du Faubourg Montmartre alors presque à l'abandon.

 

Après d'importants travaux réalisés en un temps record, c'est l'ouverture le 1er mars 1978, avec un show de Grace Jones.

 

Les serveurs sont habillés en rouge et or par Thierry Mugler.

 

Fabrice voulait en faire un lieu ouvert à tous, différent de la rue Sainte Anne, tout en en gardant l'esprit: ce fut une réussite complète.

 

En plus d'être la discothèque la plus courue du moment, élevée au rang de phénomène sociologique, ce fut aussi un endroit où furent données de nombreuses fêtes (Kenzo, Karl Lagerfeld), et aussi une salle de concerts, organisés par Paul Alessandrini puis par Rosebud avec Frédéric Serfati et Assaad Debs.

Bernard Bacos

Histoire 

La salle est inaugurée en 1921 sous le nom d'Eden comme « société anonyme de music-hall et de cinéma » par l'entrepreneur de spectacles Léon Volterra.

 

Rebaptisée théâtre du Boulevard en 1923, elle prend le nom de Palace sous la direction d'Oscar Dufrenne et Henri Varna.

 

La salle est transformée en cinéma en 1946[1] puis, de 1975 à 1978, redevient un théâtre dirigé par Pierre Laville.

 

Le bâtiment du faubourg Montmartre est presque à l'abandon, mais le ministre de la Culture de Valéry Giscard d'Estaing, Michel Guy, choisit l'endroit pour y installer le tout nouveau Festival d'automne à Paris.

 

Le lieu est racheté par Fabrice Emaer, un des personnages de la « nuit parisienne », propriétaire d'un restaurant-discothèque de la rue Sainte-Anne, le Sept 

 

Celui-ci y effectue d'importants travaux, recomposant le décor initial des années 1930, moyennant des dépenses colossales qui grèveront durablement l'avenir du club.

 

 

Le 1er mars 1978[2]

  http://andrejkoymasky.com/liv/fam/bioe1/emaer01/emae1b.jpg Fabrice Emaer ouvre cet espace avec un show de Grace Jones, mannequin vedette de Jean-Paul Goude et chanteuse internationale.

 

1er mars 1978

  Ouverture du Place - Show Grace Jones.



Grace Jones était mannequin chez Elite, et chanteuse. Pour l'ouverture du Palace, elle a chanté "La vie en Rose".

 

Les serveurs, vêtus de flamboyants costumes rouge et or, sont habillés par le couturier Thierry Mugler.

 

Très vite, le Palace devient l'endroit à la mode.

 

Les soirées à thèmes s'y succèdent: le bal.

 

Les couturiers Kenzo, Karl Lagerfeld, Claude Montana, Jean-Charles de Castelbajac y organisent des défilés et des fêtes.

 

Des groupes d'artistes de l'époque tels Les Musulmans fumants y ont exposé, Prince y donne son premier concert parisien le 3 juin 1981.

 

En 1980

 

Fabrice Emaer ouvre sous Le Palace un restaurant/discothèque privé, Le Privilège, réservé à la jet set et aux princes(ses) de la nuit.

 

La décoration du lieu est confiée à Gérard Garouste, la création du mobilier à Élisabeth Garouste.

 

Le Palace est à la fin des années 1970 un lieu mythique, très lié à la musique pop et à l'émergence de la culture gay.


Parmi ses habitués figurent Alain Pacadis, du journal Libération (qui, dans ses chroniques, évoque souvent le Palace); le couturier Karl Lagerfeld; le sémiologue Roland Barthes, professeur au Collège de France; le chanteur Mick Jagger; l'artiste américain Andy Warhol; les journalistes Frédéric Mitterrand et Yves Mourousi; la décoratrice Andrée Putman; le cinéaste et dessinateur Jean-Paul Goude; le couturier Yves Saint-Laurent et son compagnon, l'homme d'affaires Pierre Bergé; l'actrice Alice Sapritch; l'imitateur Thierry Le Luron; le publicitaire et homme de télévision Thierry Ardisson; les artistes et photographes Pierre et Gilles, Christophe Mourthé, le galeriste Cyril Putman, mais aussi de jeunes danseurs africains-parisiens et antillais venus du Rex Club (Dominique Lasdema, Charly, Black Jack-legroove), quelques « sapeurs » et des DJ (Sidney, Dan, etc.)

 

Mais Fabrice Emaer tombe malade.


Le Palace décline et ferme une première fois en 1982.


Terrassé par un cancer des reins, Fabrice Emaer meurt en 1983.


C'est la fin d'une époque.


Le Palace est repris par d'ex-associés de Fabrice Emaer mais au fil des ans les dettes s'accumulent.


À plusieurs reprises, des trafics de stupéfiants conduisent à la fermeture administrative du lieu pour des périodes de trois à six mois, fragilisant d'autant la situation financière.


C'est pourtant le Palace qui verra naître entre 1984 et 1989 l'engouement - très parisien - pour la house music avec les soirées de Jean-Claude Lagreze, qui a débuté ses soirées à l'Opéra-Night en 1985-1986, aux côtés de Cyrille Gordigiani et d'Arnaud-Louis Chevallier, ancien directeur des 120 Nuits), de La Nicole et surtout les soirées Pyramides en 1987, organisées par les anglais de S-Express.


L'artiste australien Leigh Bowery y sera souvent invité.


Par ailleurs, le Gay Tea Dance accueillera chaque dimanche après-midi de deux à trois mille participants.


En 1992

 

Régine elle-même, ancienne « rivale » de la nuit de Fabrice Emaer essaie de reprendre le lieu, suivie en 1994 par le couple David et Cathy Guetta qui tente de le relancer par le Privilège, relooké et rebaptisé Kitkat.


Les décorations de Garouste disparaissent.


Et dernièment le grand acteur tunisien Lotfi El ebdelli.

La renaissance avec les frères Vardar 

Le lieu ferme définitivement en 1996.

 

Dans les années qui suivent, le Palace, désaffecté, est occupé par un squat.

 

En novembre 2006

 

Les frères Alil et Hazis Vardar, des Belges d'origine albanaise déjà propriétaires de nombreux théâtres en Belgique et en France (Toulouse, Montpellier, Avignon mais aussi la Comédie République et de la Grande Comédie à Paris), rachètent la salle avec la participation de Francis et Chantal Lemaire, propriétaires de Radio Contact en Belgique.


Le nouveau Palace, doté de 970 places, est inauguré le 5 novembre 2008 avec le nouveau spectacle de Valérie Lemercier[3]

  Fichier:Le Palace.JPG

 

Le Palace
Retour d'un mythe

Le Palace, Remember, par Jean Rouzeaud et Guy Marineau. Ed. Hoëbeke, 30€.
Le Palace, Remember, par Jean Rouzeaud et Guy Marineau. Ed. Hoëbeke, 30€.

Après vingt mois de travaux, le club légendaire des années 1980 retrouve sa vocation, le théâtre. Valérie Lemercier y entre en scène dès ce soir. 

 

Les années folles du Palace, de 1978 à 1983, auront suffi à imprégner à jamais d'une odeur de soufre cet établissement du Faubourg-Montmartre.

 

Cinq années seulement, pendant lesquelles le Tout-Paris a réinventé la fête et le dandysme.

 

Le gourou de ces soirées déguisées, qui attiraient couturiers (Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld), artistes (Andy Warhol, Mick Jagger…) et autres princesses, s'appelait Fabrice Emaer.

 

À sa disparition, tous furent orphelins, le chroniqueur Alain Pacadis aussi, et le Palace changea de mains.

 

Repris d'abord par Régine puis par les Guetta, le Palace, périodiquement au bord de la faillite, ferme ses portes en 1996.

 

Pendant dix ans, le rideau restera fermé, l'entrée sera même murée.

 

Le retour aux sources.

 

Fin 2006

 

Alil et Hazis Vardar signe nt le rachat du Palace.

 

Les frères belges d'origine albanaise décident alors de redonner au lieu sa vocation première.

 

Ouvert en 1913, le music-hall au décor Art déco devient successivement un théâtre puis un cinéma jusqu'en 1968 et de nouveau un théâtre de 1968 à 1978.

 

C'est un juste retour aux sources que souhaitent ces professionnels du spectacle. « Nous avons abordé ce lieu sans appréhension et sans pudeur, et même avec naïveté », confie Hazis Vardar, sans nostalgie aucune.

 

En revanche, il a tenu à réaliser une restauration minutieuse qui aura duré vingt mois, surveillée de près par la direction des Monuments historiques car le lieu est classé.

 

Non seulement la salle aux couleurs fauves a retrouvé, sous la férule de l'architecte François Préchac, tout son lustre d'antan, avec ses fresques, sa guirlande de fleurs et de lampions sur le balcon, son escalier en mosaïques… mais elle a aussi été dotée de fauteuils noirs à petits pois et d'outils technologiques modernes.

 

La fresque de Garouste au Privilège. Ceux qui ont connu Le Palace se souviennent du Privilège, le restaurant du sous-sol, décoré par le peintre Gérard Garouste.

 

Seule la fresque encastrée a été conservée.

 

Mais, du passé on a fait table rase.

 

Cette cantine moderne en noir et blanc reçoit sept jours sur sept, midi et soir avec un DJ en cabine, mais sans intention de faire de bruit !

 

Le Palace , 8, rue du Faubourg-Montmartre (IXe). Tél. : 01 55 31 96 67. Ouverture le 5 novembre avec Valérie Lemercier.

 

Il accueillera l'humoriste Florence Foresti du 29 septembre 2009 jusqu'au 9 janvier 2010.

Bibliographie 

  1. 13 Jours en France à l'affiche en 1968 [archive]
  2. Ou le 10 mars 1978. L'autorisation d'ouverture ayant été refusée par la commission de sécurité incendie, car il manquait des éléments de signalisation sur les marches des escaliers, le lieu fut inauguré ce jour-là puis fermé une semaine pour se mettre en conformité.

Le Palace

Le Palace a été, de 1978 à 1983, un endroit parisien à la mode où se sont cristallisées les relations entre la mode, la musique, le « chic parisien » et la culture underground.


Le lieu a une histoire mouvementée. Il ouvre ses portes, selon les sources, en 1912 comme " Société anonyme de music-halle et de cinéma " ou en 1923.


Devenu salle de cinéma en 1946, après la Seconde Guerre mondiale, il récupère son nom d'origine: Le Palace. De 1975 à 1978, il redevient un théâtre dirigé par Pierre Laville.


Le bâtiment du faubourg Montmartre est presque à l'abandon, mais le ministre de la Culture de Valéry Giscard d'Estaing, Michel Guy, choisit l'endroit pour y installer le tout nouveau Festival d'automne à Paris.


Au coeur de la mode avec Fabrice Emaer

Ensuite, le lieu est racheté par un des personnages de la nuit parisienne, propriétaire d'un restaurant-discothèque de la rue Sainte-Anne, le Sept, Fabrice Emaer.

 

Celui-ci y effectue d'importants travaux, recomposant le décor initial des années 30, moyennant des dépenses colossales qui grèveront durablement l'avenir du club.

 

Le 1er mars 1978, Fabrice Emaer ouvre cet espace avec un show de Grace Jones, mannequin international, vedette et chanteuse.

 

Les serveurs, vêtus de flamboyants costumes rouge et or, sont habillés par le couturier Thierry Mugler. ( Pour info: Le Palace a ouvert le vendredi 1 er -ou le 10 ? - Mars 1978 alors que l'autorisation d'ouvrir avait été refusée par la commission de sécurité incendie, car il manquait des éléments de signalisation sur les marches des escaliers. Malgré cela, le lieu a quand même été inauguré ce jour là puis fermé 1 semaine pour ne rouvrir que le 18 Mars 1978.)


Très vite Le Palace devient l'endroit à la mode et la discothèque la plus (et la mieux) fréquentée de la capitale. Les soirées à thèmes s'y succèdent et on y réinvente un style oublié, le bal. Les couturiers Kenzo, Karl Lagerfeld, Claude Montana, Jean-Charles de Castelbajac, etc., y organisent des défilés et des fêtes. Des groupes d'artistes de l'époque tels Les Musulmans fumants y ont exposé, Prince y donne son premier concert.

 

En 1980, Fabrice Emaer ouvre sous Le Palace un restaurant/discothèque privé, Le Privilège, réservé à la jet set et aux princes et princesses de la nuit pour qui la trop grande mixité sociale du Palace casse les codes.

 

La décoration du lieu est confiée à Gérard Garouste, la création du mobilier à Elisabeth Garouste.


La grande époque

Le Palace est pour la fin des années 1970 et le début des années 1980, un lieu mythique, très lié à la musique pop et à l'émergence de la culture gay.

 

Parmi ses habitués ou ses visiteurs les plus connus (pour n'en citer que quelques-uns) figurent Alain Pacadis, du journal Libération qui, dans ses chroniques, évoquait très souvent le Palace et ses habitués :


  • le couturier Karl Lagerfeld
  • le sémiologue Roland Barthes, professeur au Collège de France
  • le chanteur Mick Jagger
  • l'artiste américain Andy Warhol
  • le journaliste Frédéric Mitterrand
  • la décoratrice Andrée Putman
  • le cinéaste et dessinateur Jean-Paul Goude
  • le mannequin et chanteuse Grace Jones
  • le couturier Kenzo
  • le couturier Yves Saint-Laurent
  • le pdg d'Yves Saint-Laurent et ami de François Mitterrand, Pierre Bergé
  • l'actrice Alice Sapritch
  • l'imitateur vedette Thierry Le Luron
  • le publicitaire et homme de télévision Thierry Ardisson ou bien Yves Mourousi
  • les artistes Pierre et Gilles
  • le galeriste Cyril Putman
  • ...

Mais aussi de jeunes danseurs Africains-parisiens et Antillais venus du Rex club (Dominique Lasdema, Charly, Black Jack-le-groove, etc...) 

 

Quelques "Sapeurs" et des des Dj ( Sidney, Dan, etc...)


Mais Fabrice Emaer tombe malade.

 

Le Palace décline et ferme une première fois en 1982. Terrassé par un cancer des reins, Fabrice Emaer meurt en 1983. C'est la fin d'une époque.


After Fabrice

Le Palace est repris par d'ex-associés de Fabrice Emaer mais au fil des ans les dettes s'accumulent.

 

A plusieurs reprises, des trafics de stupéfiants conduisent à la fermeture administrative du lieu pour des périodes de trois à six mois, fragilisant d'autant la situation financière.

 

C'est pourtant le Palace des années 1984/1989 qui verra naître l'engouement très parisien pour la House Music, avec les soirées de Jean-Claude Lagreze (qui a commencé à faire des soirées à l'Opéra-Night en 1985-1986, aux cotés de Cyrille Gordigiani et d'Arnaud-Louis Chevallier, l'ancien Directeur des 120 Nuits) ou de La Nicole (Nicolas), mais surtout les soirées Pyramides vers 1987, organisées par les Anglais de S-Express. L'artiste américain Leigh Bowery y sera souvent invité.

 

Par ailleurs, le "Gay Tea Dance" accueillera chaque dimanche après-midi de deux à trois mille participants.


En 1992, Régine elle-même, ancienne "rivale" dans la nuit de Fabrice Emaer, «Reine de la Nuit parisienne», essaie de reprendre le site, suivie en 1994 par le couple David et Cathy Guetta qui tente de le relancer par le Privilège, relooké et rebaptisé Kitkat.

 

Les décorations de Garouste disparaissent.


La renaissance


Le lieu ferme définitivement en 1996.

 

Dans les années qui suivent, le Palace désaffecté est occupé par un squatt.

 

En novembre 2006, Chantal et Francis Lemaire, co-propriétaires de Radio Contact et Bel RTL en Belgique et les frères Vardar, des Belges d'origine albanaise déjà propriétaires de la Grande Comédie et Comédie République, ont racheté la salle.


Les travaux de restauration du Palace commencent en février 2007 sous la houlette des Monuments Historiques (le théâtre est classé) et l'architecte François Préchac est désigné pour superviser les travaux.

 

L'objectif est de restituer le décor du théâtre d'origine, tel qu'il a été construit en 1923, avec les aménagements techniques et la fonctionnalité d'une salle de spectacle moderne.


Des centaines de mètres carrés de fresques et de peintures au pochoir et de moulures décoratives sont décapés et reconstitués centimètre par centimètre, sur un chantier pharaonique.

 

L'investissement est aussi énorme que la volonté des nouveaux propriétaires de refaire du Palace un lieu unique et magique.

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