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29 Jul

30 juillet 1944: Jimmy Cliff

Publié par Histoire de la Chanson  - Catégories :  #Années 40

 

Jimmy Cliff

JimmyCliff.jpg


de son vrai nom James Chambers

 

devenu depuis sa conversion à l'islam El Hadj Naïm Bachir

 

chanteur de reggae jamaïcain

 

né le 1er avril 1948 à Sainte Catherine (Jamaïque).

 

 

C'est un des artistes reggae qui s'est le plus ouvert à d'autres formes de musique, ce qui lui a valu une très grande notoriété internationale puisqu'il toucha un public plus large.

 

Il commence sa carrière avec un 45 tours de Ska en 1963, Miss Jamaica.

 

Son premier album « Hard Road » sort en 1967 mais il faudra attendre le très célèbre film « The Harder They Come» pour qu'il soit vraiment découvert du public.


Ce film aujourd'hui culte avec « Country man » lui permet d'interpréter la superbe chanson « Many rivers to cross » et le grand succès « Sitting in limbo »

 

L'album du même nom sorti en 1972 deviendra un des albums reggae les plus vendus dans le monde.

 

Cela va permettre à Jimmy Cliff de faire des grandes tournées internationales durant les années 1970.


L'artiste va sortir plusieurs albums durant les années 1980 comme « House of exil » en 1981 ou « Power and glory » en 1983 et"Hanging fire" en 1987.

 

Mais ce sera le single « Reggae Night » fait dans un style beaucoup plus pop, qui relancera sa carrière de façon beaucoup plus significative.

 


Jimmy Cliff va alors enchaîner les albums (une dizaine au total) durant les années 1990.

 

En 2003 « The harder they come » va être réédité en version "deluxe" et sortira ensuite « Black magic », album dans lequel il fait de nombreux duos avec des artistes aussi diverses que Wyclef Jean (The Fugees) ou Kool & The Gang, Bernard Lavilliers, Yannick Noah et Joe Strummer, cet album sortant après la mort de ce dernier.

 

Biographie  

Elevé par son père dans une baraque rurale, il quitte l'école à treize ans. Il apprend les chansons de rock n' roll de Fats Domino, Little Richard, Bobby Day ou Dee Clark. Sa carrière débute lorsqu'il quitte la campagne en autobus pour la capitale Kingston, où il rencontre Count Boysie avec qui il enregistre les ska Daisy Got Me Crazy et I'm Sorry pour le sound system de sir Cavalier.

Fin 1961, il propose quelques chansons à Leslie Kong, dont le titre Dearest Beverley, qui décide le marchand de glaces à investir dans son premier enregistrement et à créer la marque Beverley's. Le disque sort en Angleterre chez Island Records en même temps que celui de Bob Marley. Mais seul Hurricane Hattie de Jimmy Cliff deviendra un succès. Il enregistre d'autres singles chez Leslie Kong, dont King Of Kings et l'énorme succès local Miss Jamaica.

En 1964, Jimmy part en tournée avec Byron Lee, et s'envole avec lui pour New York en compagnie de Prince Buster, Millie Small et Delroy Wilson dans le but de promouvoir le ska aux Etats-Unis. En 1965, il part pour Londres où il rencontre Chris Blackwell. Celui-ci le fait tourner avec un groupe de rockeurs blancs, dont Ian Hunter à la guitare et P.P. Arnold aux choeurs (ils passent à Paris au Palais des Sports en 1968). Il enregistre la reprise de Whiter Shade Of Pale de Procol Harum pour Island.

En 1968, au Brésil, il représente la Jamaïque au coucours international de la chanson qu'il gagne avec le titre Waterfall, qui lui vaut un succès énorme en Amérique du Sud. Il signe alors chez A&M et écrit le reggae Wonderful World, Beautiful People qui triomphe en Angleterre en 1969. Son premier album, réalisé par Leslie Kong, sort chez A&M aux Etats-Unis et chez Trojan en Grande-Bretagne. Il contient le morceau Vietnam, qui fait grande impression à Bob Dylan et à Paul Simon. On y trouve aussi la splendide ballade Too Many Rivers To Cross, repris plus tard par Joe Cocker.

Jimmy Cliff obtient alors le premier rôle dans le film The Harder They Come de Perry Henzell qui raconte la très dure réalité de l'industrie du disque en Jamaïque. Le tournage du film dure deux ans. Entre temps, Jimmy enregistre deux autres disques, Hard Road To Travel (Trojan-A&M) où l'on trouve une influence jamaïcaine teintée de pop anglaise. Avec Another Cycle (Island), il affirme son intention de toucher à tous les styles.

La bande-son du film est un grand succès pour Island. Il contient deux versions de The Harder They Come et les morceaux You Can Get It If You Really Want et Sitting In Limbo. Les autres titres sont de Desmond Dekker, Toots & The Maytals, The Melodians, Scotty et The Slickers. Jimmy refuse alors la proposition de Chris Blackwell et signe chez EMI et sort l'album Unlimited, sans succès. Il retourne alors chez Island et renoue avec un reggae rapide typique des premières années avec Struggling Man (1974).

Contrairement à la plupart de ses compatriotes qui adoptent les thèses du rastafarisme, Jimmy Cliff se convertit à l'islam qu'il juge universel, au Sénégal. Il enregistre des disques de variété, s'essaie aux rythmes sud-américains et collabore avec le chanteur de reggae Joe Higgs. Il enchaîne plusieurs albums aux styles ensoleillés dans différentes maisons de disques.

En 1982, quand il signe un nouveau contrat avec CBS, il est tourné vers l'Afrique et l'Amérique du Sud. L'album The Power & The Glory (1983) contient les deux tubes mondiaux Reggae Night et We All Are One, et Hot Shot se trouve sur Sense Of Direction (1985).

En 1992, il obtient un nouveau succès en reprenant I Can See Clearly Now de Johnny Nash. En 1994, il participe à la bande originale du dessin animé de Walt Disney Le Roi lion avec le titre Hacuna Matata. Il obtient enfin un dernier tube en France en duo avec Bernard Lavilliers : Melody Tempo Harmony.

En 2005, il interprète en duo avec Yannick Noah Take your time.

En mars 2010, il est admis au Panthéon du rock lors d'une cérémonie d'intronisation tenue au Waldorf Astoria de New York[1]

Discographie 

Charts  

Classement dans les charts britanniques (durée et meilleure position) :

  • 1969 : Wonderful World, Beautiful People, 13 semaines, → n°6
  • 1970 : Vietnam, 3 semaines, → n°46
  • 1970 : Wild World, 12 semaines, → n°8
  • 1994 : I Can See Clearly Now, 5 semaines, → n°23
  1. « Jimmy Cliff: Intronisation au Panthéon du rock », dans Skarlatine, vol. 10, no 4, avril 2010 texte intégral [archive] (page consultée le 21 avril 2010) ] 

Site officiel : http://www.jimmycliff.com/

Bruno Blum in Le Dictionnaire du rock, sous la direction de Michka Assayas, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 2001.

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